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La région Flandres Artois Picardie survivrait-elle si elle n'était pas en relation d'échange réciproque avec le syndicat d'initiative du Haut Ferrain qui organise chaque année le plus prestigieux de nos salons locaux d'amateurs, participerait-elle à d'autres salons si elle n'était pas en contact avec de nombreuses municipalités ?
C'est par leur biais qu'elle contacte la presse toujours, chez nous, favorable à l'autoédition.
Certains diront que je deviens sénile, si je ne le suis pas déjà, que je radote, qu'ils ont assez à faire pour écrire leurs ouvrages et qu'ils ne sont pas assez disponibles pour participer à la vie régionale. Je le comprend, leur position est bien tentante, chacun a droit au repos et aux lauriers de son œuvre.
Mais alors pourquoi cette floraison d'associations locales ? Parce que la vie de notre entourage est plus à notre portée, que c'est là que nous pouvons agir. Nous le croyons. Malgré l'évidence de la mondialisation, malgré l'envahissement des livres américains sur le marché européen. Si toutes ces thèses étaient vraies, sans être jamais totalement exactes ?
Si la vérité, celle qui est efficace pour résoudre le souci de l'auteur autoédité raisonnable, qui sauf exception vend 300 à 500 livres, ce qui est déjà, pour ce dernier chiffre, une vente formidable, est" la diffusion" et qu'elle est d'abord locale, il serait facile d'admettre que l'entraide des différents sites permet aux meilleurs de passer à la diffusion nationale. Pour ma part, je n'ai pas rencontré de Salon où je n'ai croisé de libraires acceptant de recevoir en dépôt mes ouvrages ou ceux de mes confrères. Nous avons en FAP des ouvrages parisiens offerts par des libraires locaux.
C'est ainsi que l'on sort de chez soi !
Alors pour que chacun puisse bénéficier de l'effet porteur de l'autre, échangeons nos services y compris avec les autres associations locales, si nous correspondons à leur spécificité, on ne vend pas du technique à des poètes mais un livre sur les abeilles aux sociétés d'apiculture.
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