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Je l’ai construit à partir d’une simple constatation : il est impossible d’entamer une critique de la Société Française sans faire une critique de la notion de Dieu et de la notion de Religion car les relations de la Société et de la Religion ont été si étroitement imbriquées dans l’Histoire de la France qu’il est impossible de les dissocier si on veut y comprendre quelque chose. Je me suis donc associé pour ce faire à un philosophe du 17ème siècle, Jean Meslier, qui a élaboré un « Mémoire », entre 1700 et 1729, destiné à être publié après sa mort, une sorte de Testament, en raison des risques encourus par ces temps d’absolutisme royal où il ne faisait pas bon contredire (déjà !) la pensée unique et le politiquement correct, dans lequel il démontre la non existence de Dieu et la fausseté de toutes les Religions. Il décline huit preuves dans sa démonstration qui sont de nature à convaincre ceux qui, animés par des idées claires et un esprit droit, cherchent, à travers leurs doutes, à trouver le chemin de la Vérité et de la Sérénité. Aucunes de ces huit preuves ne comportent de contrariétés ni de contradictions. Elles se renforcent et se soutiennent les unes les autres. Il y a là, en quelque sorte, une neuvième preuve, la preuve par neuf, celle qu’on ne peut contredire. J’y ai ajouté une dixième preuve, pour faire le compte, qui est contenue dans la vie scandaleuse, remplie de débauches, de turpitudes et de crimes qui a été celle de la plupart des 265 papes qui se sont succédés sur cette « pierre » qui ne fut, la plupart du temps, qu’un trône d’abjection et d’ignominie sous lequel se cachait, en inspirateur de l’ombre, l’horrible Diable de Calicut qui a souvent quitté l’ombre de sa cachette et, ouvrant les portes de l’Enfer, s’est installé en toutes lumières, qui ne furent pas, en ces occasions, les Lumières de la Raison, sur le Trône de sa Sainte Puanteur. Ils ont vécu pendant tous ces temps qui furent ceux d’un Obscurantisme furieux en complète contradiction avec les principes fondateurs de leur religion, démontrant par la même leur totale incroyance en cette religion qu’ils préchaient à leur fidèles avec une stupéfiante hypocrisie. Ce livre est écrit avec un langage simple et des mots que tout le monde peut aisément comprendre. Il est fait pour faciliter la prise de conscience et l’abandon de certitudes qui ne se révèlent être que des Illusions, des Mirages, des « imaginations creuses », selon l’expression de Meslier, afin de nous ouvrir au Monde Matériel qui nous entoure qui est le seul que nous connaissons avec certitude et nous en partager les richesses avec Sagesse et Modération, dans un Matérialisme qui s’appuie sur les apports de la Science et les Lumières de la Raison
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