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Voilà ce qu’elle était, La Citadelle ; une mère glaciale aux paroles cinglantes. Comme une déferlante, une vague brutale, elle vous jetait à terre si vous ne l’adoriez. Et si vous l’adoriez, la trouvant supportable à défaut d’être aimante, elle vous précipitait du haut de ses donjons vers la terre minable des hommes sans renom ! Cette salope, cette garce dont il était l’esclave, l’obligeait à régner sans autres concessions. Paradant à son bras comme une courtisane, elle se riait de lui tant qu’il la contentait. Qu’il vînt à défaillir ou qu’il la négligeât, d’autres prendraient sa place parmi ce doux vertige(...)
Dans la cité de Tuur, les intrigants fourbissent leurs armes et la révolte gronde. Pendant que l’eau supplante toute richesse bien au-delà de l’or et du pétrole, que des gamins détroussent les marchands, que les Guptas préparent leurs navires, les Oïrats, leurs victoires, d’autres s’essaient à conquérir leur dignité dans les îlots perdus de quelques utopies.
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