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Sans me prendre pour un écrivain, je voulais m'hasarder dans cette voix qui m'était complètement inconnue. Pouvoir vivre quelques heures ou quelques jours dans l'ambiance d'une histoire où j'aurais créé les protagonistes, les lieux, les situations. J'ai trouvé cet exercice particulièrement savoureux. Pouvoir se permettre des mises en scène aussi farfelues que de faire manger un plat de nouilles à un homme bossu, à 3 heures du matin sur une plage dé serte de l'atlantique parce qu'il a loupé le train de la mort. Surréaliste ? Mettez dans le plat de nouilles un peu de pistou et de parmesan et vous avez une histoire qui peut avoir du corps. Et si on rajoutait du piment ?
J'ai écrit ces textes pour moi, dans l'intimité de mon atelier d'artiste peintre, mais aussi chez Henri et Brigitte, tenanciers de la brasserie Paris-Eclair à Paris porte d'Orléans, autant que dans le Gers, chez ma mère, Yvette. Et dans bien d'autres endroits encore, comme sur le vieux port de Marseille ou sur un banc public parisien. Je conduis cette dé marche en parallèle de mes créations picturales. Les expositions et les salons se succèdent et maintenant, sont entrecoupé s par des moments où l'écriture a droit de cité. Une autre forme d'expression qui m'aide à me dé couvrir, qui me surprend autant que l'emploi d'un nouveau mélange de couleurs. En fait je constate, que tout cela ressemble étrangement aux prémices de l'action de peindre. Au dé part n'existe qu'un espace blanc plus ou moins grand, une toile ou une feuille blanche,
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